Ablon

Ablon est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Ablo auquel on ajoute la lettre N.

Ablon
Ablon

Ablon est une commune française, située dans le département du Calvados, en région Normandie, peuplée de 1 166 habitants.

Géographie

Localisation

La commune est située au nord-ouest du Calvados, à cinq kilomètres de Honfleur, dans le pays d'Auge, dans la vallée de l'Orange.

Les communes limitrophes sont Fiquefleur-Équainville, Genneville, Gonneville-sur-Honfleur, Manneville-la-Raoult, Quetteville et La Rivière-Saint-Sauveur.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal de Retour d'eau, la Morelle et l'Orange.

Le canal de Retour d'eau, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune de Berville-sur-Mer et se jette dans la Seine à Honfleur, après avoir traversé cinq communes.

La Morelle, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Beuzeville et se jette dans la Seine à Honfleur, après avoir traversé huit communes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet.

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boulleville à 8 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 851,2 mm.

La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le 11 février 2012.

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au 1er janvier 2024, Ablon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022.

Elle appartient à l'unité urbaine de Honfleur, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Honfleur, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.

La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du 3 janvier 1986, dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,5 %), forêts (22,2 %), terres arables (18,1 %), zones urbanisées (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), eaux maritimes (0,2 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La construction du domaine d'Ablon n'ayant pas suivi les règles d'urbanisme, la demande de restitution du pré dans son état originel a été demandée à la justice par la communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Eblelont (sans date) ; Abelun (sans date) ; Abelon en 1180 ; Abelun 1185 - 1189.

Selon Jean Renaud, si la forme ancienne qu'il cite est juste, il s'agit d'un ancien Epli-lundr, composé toponymique norrois signifiant « verger de pommier, pommeraie » et il est dans ce cas homonyme de Yébleron (Seine-Maritime), l'ancien scandinave lundr « bosquet », éventuellement « bois » et « verger » a régulièrement abouti à -lon comme deuxième élément d'un toponyme (cf. Bouquelon, Écaquelon, Yquelon, etc.), cependant François de Beaurepaire, s'il émet également l'hypothèse -lundr, ne confirme pas l'existence d'une forme Eblelont. René Lepelley, qui ne cite pas de forme ancienne, mais qui connaissait certainement celle de 1180, penche pour un nom de personne germanique Abilo, suivi du suffixe -o /-one de présence. Cependant, François de Beaurepaire fait remarquer que l'emploi du suffixe -o(ne) est inusuel avec un anthroponyme germanique. Ernest Nègre propose aussi le nom de personne germanique Abilo, mais utilisé absolument, en conformité avec la forme unique Abelon qu'il cite. Les formes anciennes du type Abelun ne valident pas cette hypothèse, en outre, l'emploi d'un nom de personne unique sans suffixe, ni appellatif est exceptionnel dans la toponymie normande, enfin Ablon et son hameau d'Ableville (Habeville 1315 ; Abbeville 1394) semblent former une paire toponymique caractéristique.

L'existence de formes du type Abelun, le fait que lundr ait régulièrement abouti à -lon en fin de mot, la paire toponymique qu'elle constitue avec son hameau d'Ableville et la localisation d'Ablon dans la zone de répartition de la toponymie scandinave font préférer une hypothèse norroise. En outre, si l'on exclut la mention non datée donnée par Jean Renaud, il n'est guère étonnant qu’Abelon / Abelun ne comporte pas de -t final car à la fin du du XIIe siècle, il n'était plus régulièrement articulé comme en témoignent d'ailleurs Bouquelon (Eure, Bochelon 1180), homonyme du Bouquelon (Seine-Maritime, Boos, [Bothe] Buculun vers 1042-1049 ; Bouquelon 1214 ; Bouquelont 1251) ou Yquelon (Manche, Ichelon 1180), homonyme d'Iclon (Seine-Maritime, Angiens, Ichelunt 1088).

L'ancienne commune nommée Ableville rattachée à Ablon en 1809 représente un ancien *Abeville (Habeville 1315 ; Abbeville 1394), toponyme répandu en Normandie, où l'on rencontre également Abbetot (anciennement Abetot), formé avec l'appellatif tot d'origine scandinave. L'élément Abe- représente le nom de personne germanique Abbo encore utilisé au Moyen Âge sous la forme Abbon ou ses correspondant anglo-saxon Abba et scandinave Abbi, forme hypocoristique d'Ábiǫrn. Un [l] postiche aura été ajouté par analogie avec Ablon ou de manière spontanée comme dans Hableville à Senneville-sur-Fécamp (anciennement Habeville). Ableville et Ablon formeraient donc une paire toponymique comme on l'observe pour Crémanville et Crémanfleur à côté, ainsi que Honnaville et Honfleur dans les environs. Par ailleurs, avec -lon (-lundr), se trouvent Étoupeville (Manche, Sotteville, Estobavilla 1093) et son bois d'Étoublon (Stobelont vers 1000) ; Acqueville (Calvados, Achevilla 1190) et Achelunda (1070 - 79) ; Octeville (Seine-Maritime) et son hameau d'Octelonde ; etc..

Remarque : l'homophonie et l'homographie avec Ablon- dans Ablon-sur-Seine sont sans doute fortuites.

Le gentilé est Ablonnais.

Histoire

À la veille de la Révolution, Louis-Jean-Baptiste de Brévedent est seigneur d'Ablon. En 1809, Ablon s'agrandit par la réunion avec deux autres communes : Crémanville et Ableville.

Ablon fut également le siège de la dynamiterie Nobel de 1879 à 1989. Elle cessa son activité après une forte explosion qui tua cinq personnes, dont le directeur de l'usine, et en blessa huit autres le 3 mars 1988. Des vitrines furent brisées jusqu'à Honfleur, située pourtant à plus de six kilomètres de là.

Depuis 2004, une épicerie-bar-point poste et une nouvelle école primaire ont été construites.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Élections de 2026

Le conseil municipal d'Ablon est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15 et 2 au conseil communautaire.

Une seule liste, menée par Xavier Canu, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le 15 mars 2026. Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement 2 conseillers communautaires sont élus pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 50,96 %. Xavier Canu est réélu maire le 21 mars 2026, lors de la séance d'installation du conseil municipal.

Liste des maires

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.

En 2023, la commune comptait 1 166 habitants, en évolution de −3,16 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Château d'Ablon XVIIIe, tour XIVe.

Église Saint-Pierre-ès-Liens XVe – XVIe siècles.

Ferme-manoir de la Houssaye.

Moulin d'Ablon, sur la Morelle, appartenant à Letellier de Brothonne en 1849.

Manoir de la Guérie, datant du XVe siècle, appartenant à Letellier de Brothonne en 1849[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune

Thomas Sénécal, présentateur de télévision spécialisé dans le sport automobile, directeur adjoint de la rédaction des sports de Canal+, a grandi à Ablon. Il est le fils d'Henri Sénécal, le garagiste de la commune, ainsi que le frère de Laurent Sénécal, triple vainqueur du Rallye de la Côte Fleurie, qui a repris le garage familial.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liste des communes du Calvados

Liens externes

Site officiel

Archives conservées par : archives départementales du Calvados (671 EDT, 11d99609-7d05-4864-9e3e-7f744d9c2753)

Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini

Ressource relative à la musique : MusicBrainz

Résumé statistique d'Ablon sur le site de l'Insee

Altitudes, coordonnées, superficie : Ablon sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix).

Inventaire des archives communales sur le site des Archives départementales du Calvados.

Notes et références

Notes

Cartes

Références

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