Yvias
Yvias est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Yvia auquel on ajoute la lettre S.
Que signifie le mot Yvias ?
Yvias (/i.vjas/) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Yvias appartient au pays historique du Goëlo.
Géographie
Situation
Yvias est dans la partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor, et proche de la Manche, sans être une commune littorale ; elle fait partie de la Ceinture dorée.
Relief et géologie
Les orthophyres dominent d'Yvias à Pléhédel.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Leff.
Le Leff, d'une longueur de 62 km, prend sa source dans la commune du Leslay et se jette dans le Trieux en limite de Quemper-Guézennec et de Plourivo, après avoir traversé 19 communes. Les caractéristiques hydrologiques du Leff sont données par la station hydrologique située sur la commune de Quemper-Guézennec. Le débit moyen mensuel est de 2,84 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 57,5 m3/s, atteint lors de la crue du 12 février 1974. Le débit instantané maximal est quant à lui de 83,5 m3/s, atteint le 28 février 2010.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 769 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 2 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm.
La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le 18 juillet 2022 ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le 2 janvier 1997.
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au 1er janvier 2024, Yvias est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,2 %), zones agricoles hétérogènes (27,1 %), forêts (8,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Yvias en 1202 et en 1211, Ivias en 1206, Parochia de Iviaz en 1220, Yvias en 1229 et en 1266, Yvias vers 1330 et Yvyas en 1536.
Le toponyme serait un dérivé en -as d'un radical *owi- (mouton), auquel se rattachent le vieil-irlandais oi (mouton), le gallois ewig (biche) mais aussi le vieux-breton ousor (berger).
Autres hypothèses : le nom « Yvias » proviendrait de saint Ivy, saint breton qui pourrait avoir fondé la paroisse ou d'un chevalier nommé Guillaume d'Yvias ou Ivias originaire, semble-t-il, de la paroisse d'Yvias, qui aurait possédé des biens à Pléhérel de 1240 à 1264.
Les noms bretons de la commune sont Eviaz ['evjaz] et Iviaz[réf. nécessaire].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Le tumulus de Tossen-ar-Run indique un peuplement entre 6000 av. J.-C. à 3000 av. J.-C. avant notre ère.
Pendant la Gaule, puis à l'époque gallo-romaine, la région faisait partie du territoire des Osismes.
Moyen Âge
La paroisse d'Yvias serait issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plourivo. Son nom (ecclesiam de Yvias) apparaît pour la première fois en 1202 dans la charte de fondation de l'abbaye de Beauport et celui de la paroisse (parrochia de Iviaz) en 1234 dans une donation. Yvias fut un prieuré-cure de l'abbaye de Beauport.
Sous l’Ancien Régime, la paroisse d'Yvias et sa trève, Kerfot, appartenaient à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.
Onze nobles sont cités à Yvias lors de la réformation de 1427 ; douze lors de la montre tenue à Pempoul [Paimpol] en 1469, ainsi qu'à celle de 1480 tenue à Saint-Brieuc.
En 1500, Damnoët appartenait au sieur du Pont-Quellenec, le Château-Carrec, au sieur de Guemené, le Porzou-Herbrezellec, à Yves le Roux et Tranellang, à François de Kerlan,
Temps modernes
Le orédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Yvias ; la chapelle du Calvaire a probablement été construite en cette occasion.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Yvias en 1778 :
« Yvias ; sur une hauteur ; à 6 lieues et demie au Nord-Ouest de Saint-Brieuc , son évêché et son ressort ; à 26 lieues et demie de Rennes ; et à 1 lieue trois quarts de Paimpol, sa subdélégation. On y compte 1 800 communiants : la cure est présentée par l'Abbé de Beauport. Le Roi possède quelques fiefs dans cette Paroisse , dont MM. le Prince de Ghistelle, Langeac, Querault-Vittu, sont seigneurs. Le territoire, coupé par la rivière du Liés (Leff), est fertile et bien cultivé. »
En 1783-1784 l'affaire dite de la « Clique des voleurs de Kerfot » (une douzaine de voleurs ayant de nombreux liens familiaux et habitant à Kerfot, alors en Yvias) défraya la chronique : ils auraient commis de nombreux vols, notamment dans les églises de Ploezal, de Saint-Mayeux, de Notre-Dame-du-Roncier en Josselin, etc.. et lors des foires de nombreuses localités ; trois d'entre eux (François Le Compère, Guillaume André, dit Nevez, et Jean Lescop fils) furent condamné aux galères à perpétuité après avoir été marqués de la lettre "V" et leurs biens confisqués.
Révolution française
Le cahier de doléances d'Yvias, rédigé lors de la réunion préparatoire aux États généraux le 1er mars 1789 en présence de 24 parossiens dans la sacristie de l'église (qui était aussi celui de Kerfot) demande « moins de tribunaux, mais royaux (..) et des juges intègres » et la liberté de choisir son moulin car celui du seigneur prélève des taxes élevées (banalités).
Entre 1790, date de création de la commune, et jusqu’à l’an X, Yvias est chef-lieu de canton. François Le Calvez, vicaire d'Yvias, fut en 1790 membre du conseil général du district de Pontrieux
Pendant la Terreur quatre prêtres réfractaires d'Yvias émigrèrent à Jersey ou en Angleterre : Calvez et Guéroy (tous les deux curés), ainsi que Corre et Derrien, autres prêtres. Le Sec'h, prêtre de Plourivo, devint recteur constitutionnel d'Yvias.
Au printemps 1794, « chaque nuit, dans toute la région paimpolaise, à Plouézec, à Lanloup, à Yvias, à Ploubazlanec, des paysans en bande, tète nue, disant leur chapelet ou récitant les litanies, visitent les chapelles dispersées dans les campagnes ».
Le XIXe siècle
Vers 1815 l'abbé Richard, alors recteur d'Yvias, « réunissait chez lui in certain nombre de cloarecs [étudiants] qui faisaient leurs humanités en trois ou quatre ans ». Félicité de La Mennais songea même à en faire un séminaire, mais celui-ci fut ouvert finalement à Tréguier.
En 1835 une parcelle d'un bras de saint Josse, conservé comme relique dans l'église Sainte-Sauve de Montreuil, fut détachée et offerte à l'église Saint-Judoce d'Yvias.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Yvias en 1853 :
« Yvias : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : le Savazou, Kervouriou-Naur, Lan-Hamon-Kerfot, Pen-Coat, Kermorvan, les Rues, Poul-Nabat, Lan-Yvias, Kerévan, Kericun, Poustoulic, Kerfraval, le Danot, Kerélec, le Minguen-Eur-Ouern, Keraudry, Kerhamon, Kernou, le Veuzit, Kergonan, Kergors, Kervoquin, Pan-Bras, Pors-André, Kerouriou-Arhant, Porzou-Keraul, Largoat. Superficie totale 1 729 hectares, dont (..) terres labourables ¥1 370 ha, prés et pâturages 87 ha, bois 14 ha, vergers et jardins 15 ha, landes et incultes 128 ha (..). Moulins: 9 (à eau, Neuf, de Traou-Durand, Correc, de Lac'h-Logot, Bescont, Froter, Rivoalan, Gludic). La grande route de Paimpol à Saint-Brieuc traverse Yvias dans sa oartie est, du nord au sud. Il y a, outre l'église, la chapelle du Calvaire. Foires le 10 mai et le 10 août. On parle le breton. »
La loi du 31 mars 1859 érige la section de Kerfot en commune distincte de celle d'Yvias dont elle dépendait jusque-là, mettant fin à des dizaines d'années de polémiques entre Yvias, qui s'y opposait, et Kerfot, qui le demadait à travers maintes pétions et démarches. Kerfot était déjà devenu une paroisse indépendante de celle de Yvias en 1850.
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 qu'Yvias possède une école de garçons ayant 61 élèves et une de filles en ayznt 51, que « le côté ouest de la commune est montagneux et stérile ; mais les autres parties sont très bien cultivées et produisent d'excellents lins » et que « l'église paroissiale, dédiée à saint Judoce (..) tombe en ruine, et doit être prochainement reconstruite ; la fête de son patron se célèbre le 13 juillet ». Il indique aussi l'existence de deux chapelles, du Calvaire et de Saint-Judoce et précise que du grès rose affleure au nord et du schiste talqueux au sud.
Pierre Le Chapelain fut zouave pontifical entre 1867 et 1869.
L'ancienne église d'Yvias est démolie en 1865 et remplacée par une nouvelle église, aussi dédiée à saint Judoce, dont la première pierre est bénie le 5 mars 1866 et l'église consacrée le 7 août 1881 ; sa flèche est construite entre 1895 et 1897.
Selon un article d'Amédée Guillotin de Corson publié en 1889 « Le pardon de la chapelle du Calvaire a lieu le dimanche de la Passion ; pendant la nuit qui précède de jour la chapelle est visitée par de nombreux pèlerins, mais surtout par les enfants le jour de son pardon ».
Le XXe siècle
La Belle Époque
En juillet 1899 la loge de Chauvel, un sabotier de Lan-Baston, fut détruite par le feu, y compris les outils et les 27 paires de sabots qu'elle renfermait.
Un établissement de facteur-receveur ouvre le 16 août 1903 à Yvias, la commune ne dépendant plus de Paimpol pour la distribution du courrier.
Des marins d'Yvias étaient terre-neuvas : par exemple trois d'entre eux (Eugène Hervé, Jean-Pierre Perron et Alexis Mariette) font partie des victimes de la disparition de la goélette Boer au cours de l'hiver 1904-1905.
L'inventaire des biens d'église se déroula à Yvias le 12 mars 1906. Une lettre de protestation, signée par le recteur Biler, le vicaire Bastard et trois paroissiens, fut lue oar le recteur devant le délégué du gouvernement chargé de procéder à l'inventaire.
Henri de Kerbeuzec raconte en 1911 qu'à Yvias la fontaine de Sainte-Marguerite est très vénérée. « On emporte de l'eau de cette fontaine dans des bouteilles. On en donne à boire aux nouveau-nés. Après quoi on prend la chemise de l'enfant, on la porte à l'eau de la fontaine pour voir si elle flotte (signe de vie) ou si elle s'y enfonce (signe de mort).
En mai 1911 les biens ayant appartenu à la fabrique d'Yvias sont attribués à la commune d'Yvias.
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts d'Yvias porte les noms de 47 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les victimes Charles Le Disquay est disparu le 10 novembre 1914 à Dixmude (Belgique) ; Joseph Kervizic, sergent au 54e régiment d'infanterie coloniale, est mort le 8 mai 1915 lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr ; deux au moins sont morts en mer (Yves Daouloudet le 25 septembre 1917 lors du naufrage du trois-mâts barque Jacqueline et Sylvain Daouloudet le 8 mars 1918 lors du naufrage du patrouilleur auxiliaire Alexandra) ; Joseph Charles est tué à l'ennemi le 27 juin 1917 dans l'actuelle Macédoine du Nord ; 26 au moins sont morts sur le sol français ; les circonstances des décès des autres victimes ne sont pas précisées.
L'entre-deux-guerres
Le monument aux morts d'Yvias est inauguré en 1923 en présence du député Yves-Marie Le Gallou.
Yvias pendant l'Entre-deux-guerres
En mars 1934 une violente tempête provoqua le naufrage d'un bateau monté par 4 pécheurs d'Yvias lesquels parvinrent à se réfugier sur l'île de Mez de Goëlo où ils furent secourus.
Dix auteurs :
La culture des pommes de terre primeurs était importante (région de la Ceinture dorée), mais avec un décalage de date par rapport aux communes littorales : le journal L'Ouest-Éclair écrit le 11 juin 1936 : « les communes favorisées de Bréhat, Plouézec, Ploubazlanec, Kérity, région de la côte, ont presque terminé les arrachages ; les communes de Plounez, Plourivo, Yvias, Kerfot, livrent actuellement ».
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts d'Yvias porte les noms de 15 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes Toussaint Le Guen et Pierre Tallec, tous les deux lors du naufrage de l'aviso Vauquois le 18 juin 1940 ; Joseph Daouloudet, mort le 24 juillet 1940 lors du naufrage du paquebot Meknès ; Jean Le Gonidec, probablement prisonnier de guerre rapatrié sanitaire, mort le 28 juillet 1941 à l'hôpital du Val de Grâce ; Lucien Ollivo, sergent au 7e régiment de tirailleurs algériens, tué à l'ennemi le 12 janvier 1944 à Monte Molino (Italie) ; Yves Dauphin, mort accidentellement le 22 février 1944 à bord du cuirassé Jean Bart à Casablanca ; Alexis Le Gonidec, tué à l'ennemi le 28 octobre 1944 et Pierre Feutren, tué à l'ennemi le 3 décembre 1944, lors des combats de la Poche de Lorient, tous les deux résistants FFI ; les circonstances des décès des autres victimes ne sont pas précisées.
L'après Seconde Guerre mondiale
André Le Buzullier a été tué à l'ennemi le 3 avril 1951 au Viet-Nam lors de la guerre d'Indochine.
Le XXIe siècle
Le 1er janvier 2017 la commune de Yvias, qui faisait partie de l'arrondissement de Saint-Brieuc, est intégrée à l'arrondissement de Guingamp, en raison de son adhésion à l communauté de communes Guingamp-Paimpol Agglomération.
Politique et administration
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 765 habitants, en stagnation par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Église Saint-Judoce. L'actuelle église, consacrée le 7 août 1881, remplace l'ancienne église démolie en 1865. La flèche date de 1896-1897. L'église abrite des statues anciennes de saint Judoce, saint Brieuc, saint Jean-Baptiste, sainte Barbe, saint Nicodème et de sainte Marguerite et d'autres plus modernes, notamment celle de saint Yves, ainsi que du mobilier religieux de l'ancienne église (lutrin, chaire à prêcher, ..) ; le maître-autel est moderne (1879).
L'église paroissiale Saint-Judoce
Chapelle du Calvaire (XVIIe et XVIIIe) et sa crypte qui date de 1779 (une « Mise au tombeau », en bois polychrome, attribuée à l'atelier d'Yves Corlay, un sculpteur de Tréguier, s'y trouve). La chapelle possède plusieurs statues anciennes : une Sainte Vierge, un saint Eloi, un saint ermite, un saint évêque, et une statue moderne de saint Isidore en costume breton avec une faux.
Manoir de Kérizel et complainte de la dame de Kerizel (gwerz, en breton).
Tumulus de Tossen-ar-Run, classé le 19 mai 1959 au titre des monuments historiques.
colombier de Pann-Braz (XVIIe siècle), dépendant de l'ancien manoir de ce nom.
L'ancien presbytère.
Photographies
De nombreuses photographies anciennes d'Yvias, assorties de commentaires, sont disponibles sur un site Internet.
Légendes et contes
Narcisse Quellien raconte un fait en partie légendaire survenu à Yvias : Un jour que saint Yves passait par Yvias, ce "patron des pauvres" voulut empêcher un acte de violence que des habitants s'apprêtaient à commettre, mais la fureur de ceux-ci se retourna contre lui ; une pierre l'atteignit à la tête et il faillit être lapidé ; le saint maudit les forcenés et condamna le premier né de chaque famille à porter une corne au front. Narcisse Quellien assure que ce fut le cas pendant des générations.
Narcisse Quellien a raconté l'histoire d'un chanteur mendiant, Mikel d'Yvias, amoureux d'une jeune fille, qui aurait jeté un sort à un rival, en allant participer à une cérémonie démoniaque (une messe dite à l'envers) dite dans la chapelle du Méné Bré par un prêtre fou que le chanteur aurait ensuite tué à coups de penn bazh avant de se suicider (son corps fut retrouvé dans l'étang de Poulleogeat (étang de Poulloguer) à Prat).
Personnalités liées à la commune
François Marie Le Friec, né le 13 mai 1857 à Yvias, décédé le 9 mars 1943 à Saint-Brieuc, député entre 1924 et 1928.
Jean Laurent, avocat, maire d'Yvias (1898-1929); conseiller général de Paimpol (1919); député entre 1928 et 1932).
Voir aussi
Liste des communes des Côtes-d'Armor
Liens externes
Site officiel
Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini
La commune d'Yvias sur le site officiel de la Communauté de Communes Paimpol-Goëlo
Yvias sur le site de l'Institut géographique national
Yvias sur le site de l'Insee
Notes et références
Notes
Cartes
Références
Sources
Chants populaires de la Basse Bretagne : Itron a gérizel par Daniel Giraudon – tome CXII (1984)des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-d'Armor
La complainte de la dame de Kérizel par R. Floury – Les Carnets du Goëlo n°1 (1985), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo
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