Rouez
Rouez est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Roue auquel on ajoute la lettre Z.
Que signifie le mot Rouez ?
Rouez (prononcé [ʁwe] ; nommé également non officiellement Rouez-en-Champagne) est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 804 habitants (les Rouéziens).
La commune fait partie de la province historique du Maine, dans la Champagne mancelle.
Géographie
Rouez-en-Champagne est située sur la Vègre.
Lieux-dits et écarts
la Raterie, la Lande, la Goupillère, Courville, le Bray, les Rosiers, le Coq Hardy, Coulettre, Le Bois Aubert...
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 755 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouessé-Vassé à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,9 mm.
La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −9,8 °C, atteinte le 8 février 2012.
Urbanisme
Typologie
Au 1er janvier 2024, Rouez est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sillé-le-Guillaume, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
prairies (65 %), terres arables (31,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), zones urbanisées (1,1 %), forêts (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Histoire
Seigneurie annexée à la terre de Goupillère, il existait en outre douze fiefs.
La commune participa à la chouannerie.
XIIIe et XIVe siècles
En 1392 y est présent Gilles de Quatrebarbes, seigneur de Coulettre.
XVe et XVIe siècles
Guillaume d’Avaugour, seigneur de Coulettre à Rouez-en-Champagne, est capitaine de 100, puis de
200 hommes d’armes en 1418.
Guyonne de Villeprouvée entre 1524 et 1526, veuve de Guy d’Avaugour, seigneur de Coulettre[pas clair]. Claude d'Avaugour, entre 1556 et 1564 veuve de Jacques Clerambault, vicomte de Montreveau à qui elle avait transmis la seigneurie de Coulettre.
XVIIe et XIXe siècles
Livre: Armorial de la Sarthe, Famille du Prat, page 947, 948 et 949
(1) donation du curé Jacques Du Prat (voir liste des prêtres ci-dessous) d´une somme de 240 livres à la congrégation de la Chapelle au Riboul à condition d´entretenir à Rouez deux sœurs de charité chargées d´instruire les jeunes filles et de soigner les malades.
XXIe siècle
Un Rouézien, Serge Le Grou (mort fin 2007), propriétaire de plusieurs immeubles à Paris, de terres et de fermes en Sarthe, a fait de Rouez-en-Champagne, où il élevait des chevaux, son légataire universel en lui léguant l’équivalent de 38 millions d’euros, principalement sous forme de biens immobiliers. En contrepartie, la municipalité dut prendre des engagements. Les exigences de Serge Le Glou comporteraient, entre autres choses, la construction d’une cinquantaine de petits pavillons que la commune réservera à des personnes âgées n’ayant pas les moyens de se payer une place en maison de retraite. Par décret en date du 13 mars 2018, la fondation Serge et Andrée Le Grou est reconnue comme établissement d'utilité publique[réf. nécessaire].
Politique et administration
Liste des Maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 804 habitants, en évolution de +4,28 % par rapport à 2017 (Sarthe : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Evolution démographique selon les recensements de la commune entre 1860 et 1902 : [1]
À noter : le pic de décès de 1870-1871 (91 puis 65 décès, contre une moyenne d'environ 43/an) coïncide avec la guerre franco-prussienne et probablement une épidémie associée à cette période troublée.
Économie
La fromagerie et la famille Faussurier
En 1931, Roger Faussurier achète la fromagerie.
Le 11 mai 1956, Jacques Faussurier, fils de Roger Faussurier et de Liliane Soyer, meurt dans un accident de la route à côté de Domfront-en-Champagne.
Le 7 juillet 1960, Roger Faussurier meurt..
Le 6 novembre 1965, Michel Letard et son épouse Simone Faussurier, fille de défunt Roger Faussurier et de Liliane Soyer, meurent dans un accident de la route.
Le 25 novembre 1965, Liliane Soyer, veuve Roger Faussurier et les héritiers, décident de vendre la fromagerie à la société Besnier située à Laval (Mayenne).
Les mines d'or et d'argent
En 1975, des géologues découvraient à quelques kilomètres du Mans dans la Sarthe le plus gros amas sulfuré polymétallique d'Europe.
Parmi les métaux contenus dans le minerai, outre le fer, le cuivre, le plomb et le zinc se trouvent également l'argent et l'or. Ces métaux précieux se sont concentrés dans la partie supérieure du gisement appelée « chapeau de fer ».
L'ouvrage de Pierre-Christian Guiollard raconte l'histoire de la découverte de ce gisement, ses origines géologiques et l'exploitation dès 1989 de son « chapeau de fer ».
Plus de deux tonnes d'or et sept tonnes d'argent seront extraites en quatre ans du sous-sol de Rouez-en-Champagne.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'abbaye de Champagne
Vestiges de l'abbaye cistercienne de Champagne fondée en 1188 par Foulques Riboul, démolie partiellement à l'exception des cuisines et de l'aile occidentale remaniée en 1740 et qui comprend un cellier (seul vestige de l'abbaye primitive du XIIe siècle) avec une voûte et des piliers médiévaux et des peintures murales représentant un paysage ainsi qu'un escalier principal en chêne construit en 1740 avec sa rampe massive et ses 33 marches taillées dans la masse du bois.
Le château de Courmenant
Église Saint-Martin
Église des XIe et XVe siècles, avec remaniements au XIXe siècle.
Histoire de l'église
Les bras du transept furent élevés à la charnière des XVe et XVIe siècles.
Retable de la Nativité de 1641, dont le tableau central représente l'Adoration des trois rois mages et est entouré des statues du pape Urbain avec sa croix papale à trois branches et de saint Martin, avec sur la corniche deux anges de style baroque entourant Joseph avec l'Enfant Jésus. Au pied du Christ crucifié, statue de la Vierge en terre cuite du XVIIe siècle.
Vers 1642, l’église s’est enrichie d’un décor remarquable comptant les deux retables, du chœur et de la chapelle méridionale, donnés par Urbin de Gennetay, curé de la paroisse. Présentant un style maniériste, ils sont caractéristiques des réalisations de l’architecte lavallois Pierre Corbineau. Contemporaines des retables, les statues en terre cuite qui les décorent ainsi que celle de sainte Pétronille de la nef sont attribuées à un des fils du sculpteur manceau Gervais I Delabarre.
Saint Sébastien et saint Jean-Baptiste, deux statues en terre cuite du mur occidental sont les œuvres du sculpteur manceau Noël Mérillon.
Statue équestre en pierre de saint Martin (XVIe siècle) et deux retables.
Le retable nord et la statue en terre cuite de saint Jacques le Majeur furent réalisés en 1727 par Pierre Lorcet. Dans la même chapelle est conservé un groupe du Calvaire, comptant un Christ en croix en bois du XVIIe siècle et des statues de la Vierge et de saint Jean l’Évangéliste en terre cuite de la fin du XVIe siècle.
Les restaurations des XIXe et XXe siècles ajoutèrent les deux bas-côtés et amputèrent l’église d’une travée.
Destruction de la nef romane et ajout de bas-côtés néogothiques et en 1902, amputation d'une travée, pour élargissement de la route.
=
Curés et prêtres
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Vitraux
Quatorze vitraux ont été réalisés en 1921 par un maître verrier parisien, Charles Champigneulle. Le vitrail de la baie 6 a été exécuté par un maître verrier manceau, Albert Échivard en 1920.
En 1922, ce même maître verrier a réalisé les vitraux d'un édifice voisin, ceux de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Crissé. À cette date, la Première Guerre mondiale est toujours dans les mémoires et sur les vitraux figurés, dans la partie inférieure, des hommages aux soldats morts sont inscrits.
La baie 1 représente l'ange gardien avec la mention « En souvenir de Bernard ».
La baie 2 représente le Christ au Sacré-Cœur avec l'inscription « Don des familles Lecagneur, Lecesne, Guignard ».
La baie 3 de Charles Champigneulle représente saint François-d'Assise (1182-1226) qui entend les voix d'animaux avec la mention « En souvenir de François Poisson mort au champ d'honneur ».
La baie 4 du même artiste représente saint Guillaume (Guillaume X, comte de Toulouse et de Poitiers, mort en 1138) demandant au pape l'absolution de ses pêchés avec l'inscription « En souvenir de Guillaume Robin mort au champ d'honneur ».
la baie 5 représente saint Julien faisant jaillir la source avec la mention « La famille Charlot. En souvenir d'un heureux anniversaire 29 mars 1921 ».
La baie 6 a été réalisée en 1920 par Albert Échivard. Une scène autobiographique de la Première Guerre mondiale est figurée : le fils d'Albert, Maxime Échivard mort durant cette guerre, est représenté sous les traits du soldat et, sous les traits de Jeanne d'Arc, sa future belle-fille qui deviendra son épouse.
La baie 7 représente sainte Thérèse en pied avec la mention « Don de la famille Heuzard-Legouas ».
La baie 8 représente saint Henri de Bamberg (972-1024) avec la mention « Don de la famille Coulon ».
La baie 9 représente saint Serge, un martyr syrien, avec l'inscription « Don de la famille Legron ».
La baie 10 représente saint Séraphin (ou saint Étienne), avec la mention « En souvenir de Séraphin Brisard mort au champ d'honneur ».
La baie 11 représente saint Augustin d'Hippone (354-430) avec la mention « En souvenir d'Auguste Macais mort au champ d'honneur ».
La baie 12 représente Saint-Louis.
La baie occidentale représente La Charité de saint Martin.
Presbytère de 1860
Autres édifices remarquables
Ferme du XIIe siècle, prolongée au XVe siècle, une aile étant ajoutée au XVIIe siècle, avec ses fenêtres à meneaux.
Moulins de Cohardy dits aux deux roues du XIIIe siècle, dont les deux roues sont fixées en parallèle tout en étant indépendantes l'une de l'autre, chaque moulin étant mis en mouvement par une roue alimentée par le dessus. Ces deux moulins à blé, connus dès 1253, sont établis sur un bief de la Vègre.
Grange de la Frétinière, 1890, avec ses piliers d'angle et ses encadrements en brique et pierre de taille
Héraldique
Notes et références
Notes
Cartes
Références
Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
Annexes
Bibliographie
Laurent Maillet, « L'abbaye de Champagne. Le temporel d'une abbaye cistercienne du Maine au Moyen Âge », Revue Historique et Archéologique du Maine, 1998, pp. 97-144.
Pierre-Christian Guiollard, Les mines d'or et d'argent de Rouez : Rouez-en-Champagne (Sarthe), Fichous, Guiollard éiteur, 1993, 130 p. (ISBN 2-9502503-5-1).
Hélène Renaudin, Les logis nobles maçonnés et bâtis dans le nord-est du Maine (XIV-XVI), Université du Maine, 2014 (lire en ligne).
Liens externes
Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini
« Rouez-en-Champagne » sur le site de la communauté de communes.
« L'église » sur sculpturesdumaine.culture.fr.
« Pierre Corbineau » sur cg49.fr.
« Pierre Corbineau » sur david.journault.free.fr.
« Gervais I Delabarre » sur cg49.fr.
« Gervais I Delabarre » sur sculpturesdumaine.culture.fr.
« Noël Mérillon » sur books.google.fr.
« Noël Mérillon » sur sculpturesdumaine.culture.fr.
« Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, novembre 2022 (consulté le 2 novembre 2025). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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