Reans

Reans est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Rean auquel on ajoute la lettre S.

Reans
Reans

Réans (Rehans en gascon) est une commune française située dans le nord-ouest du département du Gers en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Bas-Armagnac, ou Armagnac noir, un pays s'inscrivant entre les vallées de l'Auzoue, la Gélise, la Douze et du Midou.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Bergon, le ruisseau du tréou et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « étangs d'Armagnac ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Réans est une commune rurale qui compte 297 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction d'Eauze. Ses habitants sont appelés les Réanais ou Réanaises.

Géographie

Localisation

Réans est une commune de Gascogne située en Armagnac, elle fait partie de l'aire d'attraction d'Eauze.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Campagne-d'Armagnac, Cazaubon, Eauze et Manciet.

Géologie et relief

Réans se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible).

Hydrographie

La commune est pour partie dans le bassin de l'Adour et pour partie dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne. Elle est drainée par le Bergon, le ruisseau du tréou, la Saoume, le ruisseau de Barthemale, le ruisseau de Cimecourbe, le ruisseau de Hitère, le ruisseau de Réchou et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 15 km de longueur totale.

Le Bergon, d'une longueur totale de 16 km, prend sa source dans la commune de Manciet et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Douze à Ayzieu, après avoir traversé 6 communes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours). Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Parleboscq à 9 km à vol d'oiseau, est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 874,0 mm.

La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le 4 août 2003 ; la température minimale est de −17,1 °C, atteinte le 16 janvier 1985.

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS).

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : les « étangs d'Armagnac », d'une superficie de 1 028 ha, un site éclaté composé de plusieurs étangs et leurs abords, d'une zone bocagère, d'une zone forestière et marécageuse, dans le bassin versant de l'Armagnac comprenant les principales populations de la Cistude d'Europe (présence de la plus grande population pour Midi-Pyrénées).

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune :

les « étangs d'Escagnan » (107 ha), couvrant 2 communes du département, et

les « étangs du Juge et du Réchou » (77 ha), couvrant 3 communes du département

et deux ZNIEFF de type 2 :

« la Douze et milieux annexes » (11 575 ha), couvrant 29 communes dont 26 dans le Gers et trois dans les Landes ;

« la Gélise et milieux annexes » (6 362 ha), couvrant 18 communes dont 13 dans le Gers, trois dans les Landes et deux en Lot-et-Garonne.

Urbanisme

Typologie

Au 1er janvier 2024, Réans est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Eauze, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :

cultures permanentes (30,7 %), zones agricoles hétérogènes (27,5 %), forêts (21,7 %), terres arables (15,4 %), prairies (4,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Réans est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 54 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 170 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 81 sont en aléa moyen ou fort, soit 48 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM.

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1993, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1992, 1993 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie

Histoire

ancien nom: Rehan

Politique et administration

Administration municipale

Élections de 2026

Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Réans, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.

Une seule liste, menée par Nicolas Lartigue-Castaignon, maire sortante, est déposée lors du premier tour qui a lieu le 15 mars 2026. Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 79,9 %. Gabrielle Clavé est réélue maire le 15 mars 2026.

Nicolas Lartigue-Castaignon est élu premier adjoint au maire.

Liste des maires

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2023, la commune comptait 297 habitants, en évolution de +1,37 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en septembre 2021), la commune compte 121 ménages fiscaux, regroupant 268 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 990 € (20 820 € dans le département).

Emploi

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 128 personnes, parmi lesquelles on compte 69,6 % d'actifs (61,6 % ayant un emploi et 8 % de chômeurs) et 30,4 % d'inactifs. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Eauze, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Elle compte 32 emplois en 2018, contre 40 en 2013 et 37 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 84, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 38 %.

Sur ces 84 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 20 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants. Pour se rendre au travail, 86,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,4 % les transports en commun, 3,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile).

Activités hors agriculture

14 établissements sont implantés à Réans au 31 décembre 2019.

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 42,9 % du nombre total d'établissements de la commune (6 sur les 14 entreprises implantées à Réans), contre 27,7 % au niveau départemental.

Agriculture

La commune est dans le Bas-Armagnac, une petite région agricole occupant une partie ouest du département du Gers. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la viticulture.

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 28 lors du recensement agricole de 1988 à 15 en 2000 puis à 16 en 2010 et enfin à 10 en 2020, soit une baisse de 64 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 662 ha en 1988 à 540 ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 24 à 54 ha.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Martin, rebâtie entre 1820 et 1900.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. II : Arrondissement de Condom, Auch, Société archéologique et historique du Gers, 2004, 469 p. (ISBN 2-9505900-7-1, BNF 39919209)

Articles connexes

Liste des communes du Gers

Communauté de communes du Grand Armagnac

Liste de monuments aux morts français surmontés d'une croix latine

Liens externes

Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini

Réans sur le site de l'Institut géographique national

« Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, novembre 2022 (consulté le 28 octobre 2025). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

Notes et références

Notes et cartes

Notes

Cartes

Références

Site de l'Insee
Autres sources

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