Priam
Priam est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Pria auquel on ajoute la lettre M.
Que signifie le mot Priam ?
Dans la mythologie grecque, Priam (en grec ancien Πρίαμος / Príamos) est le roi mythique de Troie au moment de la guerre de Troie. Il est fils de Laomédon et de la nymphe Strymo ou de Zeuxippe, et a pour épouse Hécube.
Étymologie
Le nom est généralement rapproché du nom personnel louvite Pariyamuwa. Cet anthroponyme quasiment identique est attesté dans les textes anatoliens. L'explication la plus courante est « exceptionnellement courageux » ou « extraordinairement vaillant », basée sur pariya- « au-delà », « exceptionnellement » et muwa- notion de force, puissance, vigueur.
Mythe
Selon le poète grec Homère, qui est le principal narrateur de la guerre de Troie, Priam a le même âge que Pélée. Apollodore indique qu'il est d'abord nommé Podarcès (Ποδάρκης / Podárkês, « pied léger ») avant d'être communément appelé Priam. À la suite de la prise de Troie par Héraclès et Télamon, il est le seul fils mâle de Laomédon à être épargné. Pour ne pas devenir esclave, il est racheté par sa sœur Hésione et prend alors le nom de Priam, qui signifie « racheté ». L'Iliade relate la destruction de Troie par Héraclès, cependant les enfants de Laomédon n’ont aucun rôle dans son récit. À l'époque de cette guerre, Laomédon envoya Priam lutter contre Héraclès ; le combat eut lieu en Phrygie : c'est de cette guerre dont parle Priam à Hélène au chant III[Information douteuse] . Plus tard dans sa vie, il fut l'allié des Phrygiens lors d'une campagnes contre les Amazones.
Priam est dépeint dans l'Iliade comme faisant preuve d'une immense bonté et d'une justice exemplaire. Il fait partie des vieux sages qui en raison de leur âge ne font pas la guerre et l'observent depuis les portes Scées de la ville. Contrairement à ses conseillers, il refuse de faire porter à Hélène la responsabilité de la guerre et se l'arroge plutôt à lui-même. Il invite Hélène à lui présenter les chefs grecs. Priam (au côté d'Anténor) sort de la ville, qui est sûre, pour aller dans la plaine des combats, où il est appelé à cautionner le serment du sort du duel entre Alexandre et Ménélas qui cristallise entre les deux hommes la raison d'être de la guerre de Troie et le sort des Troyens et Grecs.
Il voit mourir nombre de ses fils au cours de la guerre (voir ci-dessous) et en particulier Hector, tué par Achille. Celui-ci refusant de rendre le corps d’Hector à sa famille pour les funérailles, Priam se rend au milieu du camp des Grecs pour y supplier Achille qui par respect lui rendra le corps de son fils. La rencontre d’Achille et de Priam est l’un des passages les plus émouvants de l’Iliade. Il reconduit le corps d'Hector sur un char ; alors que Cassandre le voit en premier revenir à l'aube, il est bloqué par la foule aux portes de la ville où Andromaque et Hécube viennent pleurer et embrasser le mort. D’après Virgile, le pseudo-Apollodore et Hygin, il est tué par Néoptolème, le fils d’Achille, sur l'autel de Zeus dans son palais de Troie. D'après Euripide, il est tué par Agamemnon.
Descendance
La descendance de Priam — souvent désignée sous le terme de « Priamides » — est particulièrement nombreuse.
D'après Homère, il a cinquante fils, dont vingt-trois cités nommément, et douze filles mariées qui vivent avec lui, auxquelles il faut ajouter Cassandre et Polyxène, qui ne sont pas mariées. Dix-neuf fils sont les enfants de Priam et d'Hécube. Quant à Apollodore, il donne, lui, une liste de quarante-six garçons (ou quarante-sept selon que l’on compte ou non Troïlos qui est dit fils d’Hécube et d’Apollon) et huit filles. Hygin donne cinquante-cinq noms. Hector, Pâris, Déiphobe, Hélénos, Troïlos pour les fils, Cassandre, Polyxène pour les filles, sont parmi ses enfants les plus rencontrés dans la culture gréco-latine. Bien souvent le nom de la mère n'est malheureusement pas explicitement cité. À la lumière de la vaste descendance de Priam, on peut suggérer qu'il a eu plusieurs femmes plus ou moins reconnues ou connues des auteurs grecs, nos seules sources.
Le sort semble s'acharner à mettre fin à la dynastie de Priam avec détermination : les Grecs sont très entreprenants à mettre à mort les descendants du roi de Troie, bien qu'on ne sache pas précisément le destin de tous. Même son petit-fils, Astyanax, fils d'Hector, alors nourrisson et héritier probable du trône un jour ou l'autre, est jeté par-dessus les murailles de la ville pour y perdre la vie selon la version la plus courante. Le revers des Troyens à la guerre de Troie fait chanceler l'ordre géopolitique de la région : selon la version d'Euripide ou bien celle d'Ovide, Priam met à l'abri son dernier fils, Polydore, en gage d'espoir qu'il soit le survivant de la dynastie, et le confie ainsi au roi thrace Polymnestor, roi cupide semble-t-il, qui n'hésitera pas à passer d'ami à traître honteux en faisant massacrer à coups de lance le prince troyen et en se débarrassant vulgairement du corps dans les flots voisins. La branche cadette de la maison de Troie, celle dirigée par Énée, semble plutôt mieux s'en sortir à croire l'Énéide.
abréviations utilisées : Bib-Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] ; Epi-Epitome- Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] ; Ene-Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne] ; Fab-Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] ; Ili-Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] ; Met-Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] ; Ody-Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne]
Dictys de Crète suggère une autre fille Astyoché qui épouse Télèphe, bien qu'elle soit plus souvent considérée par d'autres comme sa sœur et donc la fille de Laomédon.
Dans la culture
Cinéma
2004 : Troie : joué par Peter O'Toole
1967 : La Reine des Vikings : joué par Wilfrid Lawson
1961 : La Guerre de Troie : joué par Carlo Tamberlani
1956 : Hélène de Troie : joué par Cedric Hardwicke
1924 : Hélène de Troie : joué par Albert Steinrück
Télévision
2018 : Troie : La Chute d'une cité joué par David Threlfall
2003 : Hélène de Troie : joué par John Rhys-Davies
1981 : La Guerre de Troie n'aura pas lieu : joué par Paul-Émile Deiber
1967 : La Guerre de Troie n'aura pas lieu : joué par Henri Nassiet
1965 : Doctor Who : joué par Max Adrian
Théâtre
1981 : Troilus & Cressida : joué par Esmond Knight
1962 : King Priam : joué par Forbes Robinson
1863 : Les Troyens : d'Hector Berlioz
Littérature
2009 : Une rançon de David Malouf
Peinture
La Mort de Priam d'Andrea Celesti (1706)
La Mort de Priam de Tadeusz Kuntze (1756)
La Mort de Priam de Jean-Baptiste Regnault (1785)
Priam et Hécube confient Pâris au berger Agélaos de Vincenzo Camuccini
Priam aux pieds d'Achille de Jérôme-Martin Langlois (1809)
Priam suppliant Achille de lui rendre le corps d'Hector d'Alexandre Ivanov (1824)
Priam suppliant Achille de lui rendre le corps d'Hector d'Alexeï Markov (1824)
La Mort de Priam de Pierre-Narcisse Guérin (1812-1833)
La Mort de Priam de Jules Lefebvre (1861)
La Mort de Priam d'Alexandre-Louis Leloir (1861)
La Mort de Priam de Léon Perrault (1861)
Priam aux pieds d'Achille de Jules Bastien-Lepage (1876)
Priam aux pieds d'Achille de Théobald Chartran (1876)
Priam aux pieds d'Achille d'Eugène Carrière (1876)
Notes et références
Notes
Références
Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne]
Autres références antiques
Voir aussi
Articles connexes
Trésor de Priam
Liens externes
Ressources relatives aux beaux-arts : Biblissima Sandrart.net
Ressource relative à la bande dessinée : Comic Vine
Portail de la mythologie grecque