Pance

Pance est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Panc auquel on ajoute la lettre E.

Pance
Pance

Pancé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Pancé fait partie de la communauté de communes Bretagne Porte de Loire Communauté, du canton de Bain-de-Bretagne et de l'arrondissement de Redon.

Géographie

Communes limitrophes

Pancé se trouve dans le centre-sud du département d'Ille-et-Vilaine, au sud de Rennes et à l'est de la vallée de la Vilaine.

Relief

Les points les plus élevés (105 mètres) se trouvent à deux endroits aux confins nord-est du finage communal, d'une part au sud de la Trébulais , d'autre part à l'est du hameau de La Lande, à la limite orientale de la commune avec celle du Sel-de-Bretagne. Les altitudes du plateau diminuent progressivement en allant vers le sud-ouest (autour de 70 mètres au niveau du bourg, moins de 70 mètres sur les confins sud dominant la vallée du Semnon, déclinant progressivement en direction de l'ouest ( 71 mètres au Haut Rochereuil, 58 mètres à la Bouvetière, 40 mètres au sud de la Roche).

Les fonds de vallées atteignent des altitudes plus faibles, la plus basse étant de 17 mètres dans la vallée du Semnon, au Tertre Gris, au niveau où ce cours d'eau quitte le territoire communal.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Semnon, le Choisel, le Maigé, le ruisseau de Sevrault, les Bruères, le ruisseau de la Chevrie, le ruisseau des Caillons, le ruisseau des Grandes landes et le ruisseau du Pont de nache.

Le Semnon, d'une longueur de 73 km, prend sa source dans la commune de Saint-Erblon et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé 20 communes Le Semnon a été la frontière naturelle entre les territoires des Riedones et des Namnètes, des évêchés de Rennes et de Nantes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs de la Chevrie (1,84 ha).

Sites naturels

Pancé compte deux sites naturels : le Tertre-Gris (à cheval sur les communes de Pancé et de Poligné) et le bois de la Saudrais.

Le Tertre-Gris, appelé autrefois Mont-Alahart

Son appellation provient, non pas de sa couleur, mais de sa désignation de Terre-du-Christ, puis Terre-Christ dérivé en Tertre-Gris sous le rège d'Henri IV. 20 hectares (dont 10 ha appartenant à la commune de Pancé) de pins, bruyères, asphodèles (plantes assez rares à fleurs blanches), genêts, .. composent ces anciennes carrières d'ampélite. Ce site très pentu domine de près de 70 mètres un méandre du Semnon. Un professeur de Rennes au XVIIIe siècle, Danthon, crut y voir un ancien volcan, croyance qui se renforça par les fumerolles qui se dégageaient du site, mais dues en fait à la combustion spontanée des matières organiques sur les terrils issus de l’exploitation industrielle du site.

La source des pêcheurs ou source d'Uline située sur la commune de Pancé et non de Poligné est connue pour son eau qui serait toujours potable de nos jours[réf. nécessaire].

Le Bois de la Saudrais

La source du Bélier (le bélier : machine pour élever l'eau) à présent tarie, alimentait le bourg. Le château d'eau situé en bordure du bois, rue du Bélier, a été détruit au début des années 2000.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 802 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 11 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm.

La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le 18 juillet 2022 ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le 2 janvier 1997.

Paysages et habitat

Pancé présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts (hameaux et fermes isolées). Le bourg est nettement excentré dans la partie sud-ouest du territoire communal ; il a beaucoup grossi depuis les Trente Glorieuses, mais le reste de la commune, éloignée des grands centres urbains, a échappé à la rurbanisation, conservant son aspect rural.

Transports

La commune est traversée par la D 777 (ancienne Route nationale 777 déclassée, axe routier allant Vitré à Vannes via Bain-de-Bretagne, qui fut longtemps un itinéraire bis permettant d'éviter les embouteillages de Rennes les jours de trafic important) entre Paris et le sud de la Bretagne) qui passe au sud-est du bourg sans le desservir directement ; le bourg est traversé principalement par la D 47, ave routier venant côté est de la Bosse-de-Bretagne et se dirigeant côté nord-ouest vers Poligné et Bourg-des-Comptes ; la D 247 traverse la partie nord de la commune.

Urbanisme

Typologie

Au 1er janvier 2024, Pancé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris).

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :

zones agricoles hétérogènes (47 %), terres arables (35,2 %), prairies (12,7 %), zones urbanisées (2,6 %), forêts (2,5 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Panciacum en 860, Panceio en 1158.

Le nom de la localité est identique à Pancey (Haute-Marne, Pancei 1284) et Pancy (Aisne, Penci 1114).

Albert Dauzat et Charles Rostaing citent le nom de personne latin Pantius, suivi du suffixe -acum, d'origine gauloise -acon (celtique *-ākon) servant à localiser ou à désigner la propriété. En réalité, l'anthroponyme est plutôt gallo-romain, basé sur le mot gaulois panto- « souffrance » [?], attesté dans l'onomastique personnelle gauloise : Diopantus, Uerpantus.

Selon le chanoine Falc'hun le toponyme originel signifierait '"le Bout du Bois" (sous-entendu le bois de la Saudrais).

Histoire

Préhistoire

Antiquité

« On croit voir les ruines d'un castrum romain sur une lande d'où l'on domine le cours du Semnon au village due la Chapelle » écrit Paul Bézier en 1883.

Moyen-Âge et XVIe siècle

Pancé aurait été fondé en 860 à la suite des invasions des pirates vikings qui auraient remonté le Semnon. Selon le cartulaire de Redon, Salomon, roi de Bretagne, donna le 10 juin 860 à l'abbaye de Redon une terre nommée le Mont-Alahart, située dans le vicariat de Pancé, au bord du Semnon, avec tous ses habitants (le roi Salomon avait alors une résidence au Chastellier [Le Châtellier] en Pléchâtel, mais tout près de Pancé). Toutefois ce furent les moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes qui devinrent par la suite les maîtres de la paroisse de Pancé ; ils furent confirmés plusieurs fois dans leurs droits dans le courant du XIIe siècle tant par le pape que par l'archevêque de Tours et les évêques de Rennes.

Des fouilles archéologiques menées sous la direction de Pascal Aumasson, et effectuées à partir de 1978, ont mis au jour, au lieu-dit de La Saudrais, une enceinte circulaire interprétée comme étant une résidence de paysans-défricheurs. L'enceinte, d'un diamètre de 25 mètres, était entourée d'un talus-fossé. Au sein de son emprise, des foyers, une forge à métaux ainsi qu’un ensemble de bâtiments en pierres ont été mis au jour. L'un des bâtiments mesurait 10 sur 5,5 mètres de côté. Le site, qui avait une vocation agricole, a été abandonné entre 1260 et 1320.

Jean-Baptiste Ogée écrit que « le 19 novembre 1442, le duc François Ier donne permission à Pierre de la Marzelière, son chambellan, de faire fortifier son château du Frétai, et de contraindre ses vassaux à y faire le guet. En conséquence, le Duc décharge ces vassaux de toute imposition quelconque. L'an 1556, le roi Henri II, par lettres données à Fontainebleau, accorda à Pierre de la Marzelière la permission d'établir, à Pancé, une foire, pour être tenue tous les ans le 25 novembre, jour de sainte Catherine. Ce seigneur avait épousé Françoise , dame de Pontorson et de Bonne-Fontaine (en Antrain). Le roi Henri III , par des lettres entérinées au Parlement de Bretagne le 13 octobre 1578, érigea la Terre et Seigneurie du Frétai en vicomté, en faveur de Renaud, chevalier, seigneur de la Marzelière et du Frétai , qui avait rendu de grands services à ce monarque dans les guerres qu'il avait soutenues contre ses sujets rebelles. Le château du Frétai fut surpris, en 1592 [lors des Guerres de religion], par les troupes du duc de Mercœur, et repris dans le courant de la même année par le baron de Molac, capitaine au service de Henri IV. Cette place était gardée pour le roi, en 1595, par une bonne garnison, aux ordres du capitaine Saint-Gilles ».

Temps modernes

Le recteur de Pancé fut présenté par l'abbé de Saint-Melaine jusqu'en 1770 ; il recevait de ce dernier une portion congrue en dîmes pour sa subsistance.

L'ancienne église

Le 21 décembre 1619, Thomas Langouet, recteur de Pancé, Gilles de La Filochays, notable du voisinage et Robert Thomas, notaire du prieuré de Pléchâtel, affirmèrent que M. de la Marzelière, en tant que vicomte du Fretay, était fondateur, seigneur et prééminencier de l'église de Pancé.

De style roman, elle était construite à l'emplacement actuel de l'ancien cimetière. Le vocable de Pancé est saint Martin de Tours. Les bras de la croix ou chapelles étaient dédiés à saint Sébastien et saint Yves. On y trouvait trois autels : Notre-Dame, la Trinité et Saint-Michel. Une chapellenie de Saint-Étienne fut fondée le 6 octobre 1648 devant l'autel de Saint-Sébastien et une confrérie de Saint-Sébastien le 2 juin 1670, enrichie d'indulgences par le pape Innocent X devant ce même autel.

En 1694, la chapelle Saint-Yves devint la chapelle du Rosaire lors de la création de la confrérie du Rosaire. Les prêtres de la paroisse avaient coutume de se faire inhumer devant l'autel de la Sainte-Trinité.

Plusieurs familles y possédaient leur enfeu : les seigneurs du Plessis-Godard, les seigneurs du Bois-Glaume en Poligné, les seigneurs du Fretay...

Au fur et à mesure de années, plusieurs bénédictions de cloches eurent lieu. Quelques exemples :

le 19 mars 1664, Laurent Rondel, recteur, béni la grosse cloche. Le parrain fut Siméon Martin (fils aîné de Gilles et de Louise de Beaulis), sieur du Plessis-Bonabry et la marraine Anne Poussin, fille de Jean et de Jeanne Guérin, sieur et dame des Saudrays;

le 21 août 1678, furent baptisées la grosse cloche, Paule-Renée (parrain : écuyer Paul Martin, sieur de la Roche-Bonabry, marraine : Renée Martin) et la petite cloche, Jeanne-Louise-Françoise (parrain : Jean Du Bouëxic, seigneur du Bouëxic, marraine : Françoise Martin, dame du Plessis-Godard);

le 11 juin 1693, la grosse cloche fut baptisée par René Bizeul, doyen de Bain. Elle fut nommée Perrine-Renée-Elisabeth (parrain René Martin, sieur des Renardières et Elisabeth Martin, demoiselle du Plessis-Godard);

le 9 novembre 1712 fut bénite Françoise-Renée (parrain : écuyer Olivier Drouet : seigneur du Boisglaume, marraine : haute et puissante dame Françoise Renée Couesquen, comtesse de Mornay, marquise de la Marzelière, baronne de Poligné).

L'ancien presbytère

Il est situé au coin du nord-est du cimetière. Dans les années 1689, le recteur Pierre Clouard le fit reconstruire et y fit établir un puits et un four. En 1711, le recteur Mathurin Chereil y fit construire à son tour un four et une maison.

Les chapelles de la commune

La chapelle Saint-Melaine

Elle fut construite en 1729 et dédiée à la Vierge. Rebâtie en 1760 elle ne fut bénite qu'en 1769 en l'honneur de la sainte Vierge, saint Joseph et saint Fiacre. On y allait en procession lors des Rogations.

Au-dessus de la porte principale, on pouvait lire : « la présente chapelle a été rétablie l'an 1760 - Ave Maria ».

On la connaît également sous le nom de chapelle Saint-Melaine car, à l'origine, elle appartenait aux moines de cette abbaye.

Démolie à la fin du XIXe siècle, elle fut reconstruite en 1890-1891 par Arthur Regnault, originaire de Bain-de-Bretagne, (bénite le 23 juin 1891) et déplacée plus à l'ouest que sa position initiale (le cadastre napoléonien la situant plus à l'ouest que de nos jours).

La chapelle Sainte-Catherine-du-Fretay

Elle avait été construite par les seigneurs du Fretay près de leur manoir.

La chapelle du Ménillet ou chapelle de la Chênette-Tirel

La date de construction de cette chapelle, toujours visible dans le village du Ménillet, est totalement inconnue. Elle est connue pour ses légendes :

Première légende

Elle aurait été construite en signe de reconnaissance par un propriétaire qui aurait découvert, non loin de là, un trésor composé de pièces d'or.

Seconde légende

Le lieu serait hanté par un poulain blanc qui se présente dès qu'un visiteur s'attarde auprès de la dite chapelle. Si le visiteur refuse de chevaucher l'animal, il se verrait séparé en deux.

Troisième légende

Un objet déposé dans un angle intérieur de l'édifice disparaîtrait en quelques instants si le dépositaire sort de la chapelle quelques instants.

Dernière légende

Un trou creusé un jour dans le sol de la chapelle se verrait systématiquement rebouché dès le lendemain.

La chapelle Solleux

Construite en 1884 par la famille Solleux le long de la route de Pancé à Crevin, elle est dédiée à sainte Anne, saint Joseph et sainte Apolline. Cette chapelle possède également une légende selon laquelle la chapelle aurait été édifiée en repentance à la suite du décès de leur fille unique. En effet celle-ci voulait entrer dans les Ordres, mais étant leur seule héritière les parents l'obligèrent à se marier. Malheureusement celle-ci décéda en couche et ses parents décidèrent l'édification de la chapelle.

Pancé décrit en 1778

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pancé en 1778 :

« Pancé ; sur un coteau ; à 5 lieues trois quarts au Sud-Sud-Est de Rennes, son évêché, sa subdélégation, et son ressort. On y compte 1 300 communiants : la cure est présentée par l'Abbé de Saint-Melaine. Son territoire est un pays couvert [de bocage] d'arbres et buissons : on y voit des terres en labeur [ labour] de bonne qualité, des prairies, et quelques landes. La rivière de Bruc ou de Semnon arrose ce territoire, qui, en 1380, renfermait le château du Frétai , qui appartenait à Jean de la Marzelière, qui possédait aussi, dans la même paroisse , le manoir de la Belneraye. »

Le XIXe siècle

Pancé vers le milieu du XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pancé en 1853 :

« Pancé (sous l'invocation de saint Martin) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujpurd'hui succursale. (..) Principaux villages : le Châtain, le Plessix-Léger, Haut et Bas-Sevrault, Haut et Bas-Rochereul, la Bouvetière, la Roche, la Chevrie, la Rouaudière, la Merandais, le Breil, Mont-Serein. Maisons principales : le Frétay, le Plessix-Godard. Superficie totale 1 933 hectares 92 ares, dont (..) terres labourables 1 287 ha, prés et pâturages 230 ha, bois 70 ha, vergers et jardins 43 ha, landes et incultes 234 ha (..). Moulins : 2 (de Rochereul, à eau ; de Pancé, à vent). Cette commune contient plusieurs bois, dont les plus notables sont, à l'ouest le bois de la Saudrais (partie) ; au nord le bois taillis de Buron ; à l'est ceux de la Ringais et de la Beauçonnière. La rivière de Samnon lui sert de limite au sud, et aussi sur une faible longueur à l'ouest. Géologie : schiste et quartzite. On parle le français [en fait le gallo]. »

La construction de l'actuelle église Saint-Martin

Elle fut construite en style néo-gothique entre 1860 et 1865 sous la direction architecturale d'Édouard Brossay-Saint-Marc (frère de l'évêque de Rennes). Elle fut bénie en juin 1865 (abbé Richard).

Elle a été restaurée à plusieurs reprises : 1912/1913, 1964, début des années 2000 et rouverte en décembre 2005 après de nombreux mois de fermeture (fissures, chute de pierres).

Lors de la dernière restauration, les vitraux ont été vandalisés et ont fait l'objet d'une dépose afin de les restaurer.

À noter que dans la nuit du 4 au 5 janvier 1872, la voûte s'était déjà effondrée.

Le XXe siècle

La Belle Époque

Une ligne de tramway des TIV (Transports d'Ille-et-Vilaine) allant de Rennes au Grand-Fougeray en passant par Chartres, Noyal-sur-Seiche, Pont-Péan, Orgères, Chanteloup, Le Sel, Saulnières, Pancé, Bain et La Dominelais fut construite à partir de 1909 ; mise en service en 1910, la ligne était longue de 64 km ; elle ferma en 1937 ; les tramways y circulaient à environ 25 km/h.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Parcé porte les noms de 59 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 sont morts en Belgique (Albert Delalande et Gaétan Rihet tous les deux le 22 août 1914 à Virton et Julien Hurel le 23 avril 1915) ; Alexandre Beauchêne est mort de maladie le 12 octobre 1918 en Grèce ; tous les autres sont morts sur le sol français (dont 5 après l'armistice : 3 en 1919 (Jean Ermoin, Eugène Ripault et Émile Bruneau) et 2 en 1920 (Pierre Amoureau et Pierre Fredel) des suites de maladie ou blessures dues à la guerre) ; une incertitude existe toutefois pour 4 victimes (Lucien Bouvier, Jean Esnault, F. Fraud et E. Lebreton) pour lesquels les circonstances des décès ne sont pas précisées.

L'Entre-deux-guerres
La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Pancé porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; 4 sont des soldats (Eugène Lelièvre, Ange Merhand, Marcel Couvreux et Joseph Hayère) morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Maurice Legendre est un résistant FFI mort des suites de ses blessures le 15 juin 1945 à Rennes.

Politique et administration

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.

En 2023, la commune comptait 1 159 habitants, en évolution de −1,02 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Monuments et sites

Église paroissiale Saint-Martin : l'église actuelle, de style néogothique, a été construite entre 1850 et 1865 par Édouard Brossais-Saint-Marc en forme de croix latine, mais sa fausse voûte s'effondre en 1872. La flèche est reconstruite en 1912. L'église possède un mobilier religieux d'intérêt patrimonial (calice, patène, encensoir, ostensoir, croix reliquaire, etc..) ;

Chapelle Saint-Melaine [Notre-Dame-des-Armées] : sa particularité architecturale est son clocher tors ;

Château-fort du Fretay (en ruine) ;

Château du Plessis-Godard (XVIIe siècle probablement) ;

Château de la Créole : château construit en 1815 pour M. Desnos de la Grée à l'emplacement d'un « grand corps de logis situé près le bourg de Pancé » ;:

Manoir de Bonabry (XVIIe siècle) ;

Manoir de la Cour Lunel (fin XVIIe siècle) ;

Plusieurs fermes présentent un intérêt patrimonial, notamment celle de la Mérandais et de Beauvais ;.

Personnalités liées à la commune

Morel Emile Hyppolyte Marie, enfant de Pancé - Chevalier de la légion d'honneur. Soldat du 141e Régiment d'infanterie, gravement mutilé en 1918.

Louis Pelâtre, né le 12 mai 1940 à Pancé en Ille-et-Vilaine, est un évêque catholique français, vicaire apostolique d'Istanbul en Turquie de 1992 à avril 2016.

Voir aussi

Liste des communes d'Ille-et-Vilaine

Notes et références

Notes

Cartes

Références

Liens externes

Site officiel

Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini

Pancé sur le site de l'Institut géographique national

« Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, novembre 2022 (consulté le 29 octobre 2025). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

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