Kerak

Kerak est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Kera auquel on ajoute la lettre K.

Kerak
Kerak

Al-Karak écrit aussi Karak ou Kerak est une ville de Jordanie située à quelques kilomètres à l'est de la Mer Morte et sur le territoire de laquelle a été édifié un célèbre château fort croisé au XIIe siècle, le kerak de Moab. Il s'agit de la capitale du gouvernorat de Karak.

Géographie

La ville Al-Karak, comprise lors des croisades au sein du royaume de Jérusalem, se situe dans le sud d'Amman sur l'ancienne « route des Rois ». La ville est construite sur le plateau triangulaire de Moab, à environ 1 000 mètres d'altitude avec l'ancienne place forte des Croisés dans sa pointe sud.

Du plateau, Al-Karak jouit d'une vue dégagée sur la mer Morte.

Autour du château fort s'est édifiée une ville d'environ 20 000 habitants dans laquelle se trouvent aujourd'hui de nombreux bâtiments du XIXe siècle ottoman restaurés.

Histoire

Le site d'Al-Karak est habité depuis l'âge du fer, et devient une ville importante à l'époque des Moabites qui appellent l'endroit Qir of Moab. Dans la Bible il est appelé Qer Harreseth et semble avoir été soumis à l'empire assyrien. Le lieu tombe sous la coupe des Nabatéens, puis l'empire romain le conquiert en l'an 105.

Au cours de la période hellénistique tardive, Al-Karak devient une ville importante dénommée Kharkha.

Sous l'Empire byzantin, la ville devient un archevêché avec sa très vénérée « église de Nazareth » et reste à dominante chrétienne sous le joug arabe.

Le château est construit entre 1142 et 1160 environ. À l'origine, un fossé de 30 mètres de profondeur sépare le château de la ville. En 1177, Renaud de Châtillon, marié à Étiennette de Milly, devient le seigneur d'Al-Karak. En 1188, après deux premières attaques, dont un siège en 1183 échouées dans le courant de la décennie, les Musulmans s'emparent d'Al-Karak, ce qui signe le début de la dynastie ayyoubide. Le château héberge une garnison et devient un lieu de stockage. En 1218-1219, lorsque les croisés s'emparent du port égyptien de Damiette, les Ayyoubides refusent catégoriquement de leur céder Al-Karak. Lors du règne d'An-Nasir Dâ'ûd qui démarre en 1229, Al-Karak devient presque autonome.

En 1263, Baybars prend le contrôle d'Al-Karak.

Les Ghassanides (Al-Ghassasneh) sont considérés comme étant la première tribu à habiter la ville de Karak. La tribu, nombreuse, se compose de plusieurs familles : Suheimat, Dmour, Mbaydeen, Adaileh, Soub, Karakiyeen.

Le 18 décembre 2016, Al-Karak subit l'attaque d'un commando djihadiste. Sept policiers et deux civils jordaniens perdent la vie, ainsi qu'une touriste canadienne. Les terroristes après l'incendie d'une maison se retranchent dans la forteresse croisée du XIIe siècle avant d'être abattus par les forces de sécurité.

Site archéologique de Bab edh-Dhra

Château fort du Krak des Moabites

Cuisine

Al Karak est connue pour être la capitale du plat national jordanien, le mansaf.

Jumelage

Le 9 novembre 2005, Karak s'est jumelée à Birmingham aux États-Unis. Le jumelage a été cosigné à Birmingham par les deux maires respectifs, Mohammed Ma'aita et Bernard Kincaid.

Annexes

Articles connexes

Liste de villes de Jordanie

Fortifications des croisades

Castellologie

Liens externes

Ressource relative à la géographie : Digital Atlas of the Roman Empire

Ressource relative à la bande dessinée : Comic Vine

(en) Jordans authority for tourism, Karak

Maxime Goepp, « Kerak de Moab (Jordanie) », sur « Forteresses d'Orient » (consulté en janvier 2026)

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Al Karak » (voir la liste des auteurs).

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