Ganic

Ganic est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Gani auquel on ajoute la lettre C.

Ganic
Ganic

Castelnau-Montratier [kastɛlno mɔ̃ʁatje] est une ancienne commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.

Depuis le 1er janvier 2017, elle est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Castelnau Montratier-Sainte Alauzie.

Géographie

Localisation

Commune située dans le Quercy sur l'ancienne route nationale 659 entre Cahors et Montauban et sur les rivières Lupte ainsi que la Barguelonne qui coule sur la commune.

Située entre Cahors et Montauban, Castelnau-Montratier est bâtie sur un éperon rocheux.

Communes limitrophes

La commune est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Évolution du territoire

De 1793 au 1er janvier 2016, la commune nouvelle de Castelnau Montratier-Sainte Alauzie en lieu et place des communes de Castelnau-Montratier (46063) et de Sainte-Alauzie (46248) devenues déléguées. À partir du 1er janvier 2024, Castelnau Montratier-Sainte Alauzie est renommée en Castelnau-Montratier.

Toponymie

La localité actuelle a été fondée au XIIIe siècle par Ratier, seigneur de Castelnau (« château neuf » en occitan), qui lui donna son nom de Montratier.

Le nom de famille Ratier d'origine germanique est composé de rad conseil et de hari armée.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Castelnau-la-Montagne.

Ses habitants sont appelés les Castelnaudais.

Histoire

La présence d’une occupation gallo-romaine très dense ne fait aucun doute.

Près de Saint-Aureil, à Saint-Sernin de Thézels ont été trouvés des vestiges d’un luxueux édifice, peut-être un temple, dont entre autres la pierre Constantine, linteau de marbre blanc daté du Ve ou VIe siècle présentant des similitudes avec le linteau du portail de l’abbaye de Moissac. Elle est visible au Musée de Cahors. Au lieu-dit «Moulin du Souquet», en 1962, d’importants restes gallo-romains datant des Ier et IIe siècles ont été mis au jour.

Vers le Xe siècle, un premier «castrum» fut édifié sur la butte de Maurélis à 1,5 km du bourg. Son donjon, dont ne subsiste qu’un triple fossé bien conservé, témoigne de la période féodale de Castelnau. La motte castrale initiale de Castelnau était certainement située à l’extrémité sud du village, au bout de l’éperon rocheux. En contournant la butte, on peut encore apercevoir les vestiges des anciens remparts du XIIe ou XIIIe siècle.

Au milieu du XIe siècle, un «château neuf» du nom de Castelnau-des-Vaux (castrum novum de vallibus), en raison de la présence de nombreuses vallées, est édifié sur le pech (ou pic) de la fargue qui domine la vallée de la Lupte. Simon de Montfort aurait fait raser le château en 1214, lors de la croisade contre les Albigeois.

En 1250, le seigneur Ratier entreprend de reconstruire la ville et lui donne son nom. Elle est bâtie selon le schéma des bastides : une grande place centrale à couverts et arcades et une église excentrée. Le centre du pouvoir est sur la place. Le plan de construction est un plan parcellaire ou en damiers : rues droites et parallèles avec maisons et jardins. La ville est le siège d'une baronnie dont le seigneur détient la haute, moyenne et basse justice.

Du XIIIe au XVe siècle, Castelnau connaît une période très prospère grâce au commerce de la laine. Les fabriques de Montauban tissent la laine du Quercy et viennent l’acheter tout particulièrement à Castelnau lors de la foire du 12 octobre. Des barris ou quartiers se développent de part et d’autre de la rue droite (actuelle rue Clémenceau). Un second rempart ceinture la ville. En 1358, Castelnau-de-Montratier est la base à partir de laquelle le routier Bertucat d'Albret rançonne les territoires du Quercy, jusqu'à Cahors au nord.

La ville a pendant longtemps une assez grande importance mais qui s'amenuise lorsque la route royale est déplacée en 1767 et aussi depuis que le relais de poste est transféré à Lamadeleine d'Aussac dans la commune actuelle de Montpezat-de-Quercy.

En 1785, Castelnau-Montratier conservait encore ses murailles, excepté au sud où elle en était privée depuis la guerre de Cent Ans. On pénétrait alors dans la ville par cinq portes.

La Révolution laisse des traces comme les événements sanglants des 16, 17 et 18 mai 1791 lors de l'Affaire de Bellud.

Le 16 avril 1981, un Breguet Br.1050 Alizé de l'aéronavale s'écrase au cours d'une mission à basse altitude, faisant deux victimes.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du 1er janvier 2009, les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2014, la commune comptait 1 817 habitants, en évolution de −1,09 % par rapport à 2009 (Lot : +0,05 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

Économie

L'économie de la commune est essentiellement tournée vers l'agriculture (melons et vins) et le tourisme.

Coteaux-du-quercy (AOVDQS).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Martin de Castelnau-Montratier.

Église Saint-Georges de Russac. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1925.

Château de Castelnau-Montratier inscrit au titre des monuments historiques en 1924.

Truque de Maurélis. Motte castrale située sur un pech dominant la petite vallée de la Barguelonne à 1,5 km au nord. Au début du Xe siècle on construit une forte tour de pierre de 12 × 10 m, qui est aussitôt emmottée. Le tertre recouvre l'emplacement d'une construction en bois datant de l'époque carolingienne ceinturé d'un fossé. Les archéologues ont estimé qu'il a fallu 25 000 tonnes de matériaux afin de créer le tertre artificiel de 30 × 40 m au sol et de 8,50 m environ de hauteur. Le site était défendu par trois fossés successifs. Le château est abandonné vers 1030-1040.

Motte (les cluzels) sur un éperon dominant la rive droite de la vallée de la Lupte. Un poste de guet creusé dans le haut de la falaise est situé sous le rempart. Au pied de la motte, sur une plateforme, ont été aménagés deux ensembles troglodytiques. Le tout a probablement été utilisé entre le milieu du XIe et le début du XIIIe siècle. En 1274, les registres de l'inquisition mentionnent la dénonciation par une infirmière de Cordes (Tarn), Arnaude Delrasa, d'un malade qui prétend avoir vu « trois belles hérétiques dans un clusellum à Castelnau-Montratier encorue qualifié de domus ».

Motte de Toublanc. La motte artificielle, située sur un point culminant du plateau, a un diamètre à la base d'une cinquantaine de mètres et une hauteur de quatre mètres. Elle aurait été surmontée d'une petite tour de pierre. À côté de la butte, vers le sud-est, une cavité creusé dans le tuf, pourrait correspondre à une citerne souterraine.

Hôtel de ville de Castelnau-Montratier inscrit au titre des monuments historiques en 1971.

Ruines gallo-romaines du Souquet inscrites au titre des monuments historiques en 2000.

Personnalités liées à la commune

Bérenger de Roquefeuil : il prétendit que les habitants de Castelnau-Montratier abusaient de la coutume qui dispensait du droit de leude toute marchandise apportée au marché qui ne dépassait pas un quarton, en n’y apportant que des quartons et il ordonna à des arbalétriers d’aller pendant la nuit à Castelnau briser les mesures de pierre. Les habitants en vinrent aux mains avec les archers qui prirent la fuite. Son intransigeance poussa la population de Castelnau-Montratier à la révolte et il envoya une petite bande armée ramener ces « vilains subjets » à la raison. Les insurgés malmenèrent sa poignée de soldats et il intenta une action en justice devant le parlement de Toulouse qui démontra l’iniquité de ses prétentions et en 1493, devant la menace de confiscation de ses biens, il se soumit au verdict du procès et il dut reconnaître publiquement ses torts au cours d’une humiliante cérémonie.

André Chaten, poète du XIXe siècle qui vécut au hameau de Moussur.

Anatole de Monzie fut conseiller général du canton de Castelnau-Montratier.

André Chanet.

Géraud III de Gourdon.

Simone Lurçat (1915-2009), épouse du peintre et tapissier Jean Lurçat et gestionnaire de ses œuvres, est née dans la commune.

Héraldique

Le blasonnement en est : « De sable, à une porte d'argent accompagnée en chef de trois tours de même. »

Voir aussi

Bibliographie

F. Pouillange, « La station préhistorique de Lacabrette-Castelnau (Lot) », Bulletin archéologique historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, t. 77,‎ 1950, p. 58-67 (lire en ligne)

Pierre Gastin Linon, « En marge des Origines de la France contemporaine - Les événements sanglants de Castelnau-Montratier (Lot) les 16-17-18 Mai 1791 - Affaire de Bellud », Bulletin archéologique historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, t. 77,‎ 1950, p. 81-121 (lire en ligne)

Pierre Gastin Linon, « Les journées des 16 et 17 juin 1791 à Castelnau-Montratier », dans Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, juillet-septembre 1964, tome 85, p. 171-186, (ISSN 0755-2483) (lire en ligne)

Florent Hautefeuille, « La seigneurie de Castelnau-Montratier aux XIe et XIIe siècles », dans Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, octobre-décembre 1992, tome 113, p. 255-271, (ISSN 0755-2483) (lire en ligne)

Didier Panfili, « Castelnau - (Montratier) », dans Aristocraties méridionales (Toulousain, Quercy). XIe – XIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2010 (lire en ligne)

Articles connexes

Liste des communes du Lot

Maison d'Anduze

Liens externes

Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini

Site de la mairie

Site de la communauté de communes

Castelnau-Montratier sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

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