Daryz
Daryz est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Dary auquel on ajoute la lettre Z.
Que signifie le mot Daryz ?
Daryz est un cheval de course pur-sang anglais né le 2 mai 2022, vainqueur du Prix de l'Arc de Triomphe 2025.
Carrière
Poulain de grande origine, Daryz fait ses premiers pas dans le Prix Juigné, un maiden traditionnellement ciblé par les éléments les plus prometteurs des grandes écuries. Sa victoire, probante, ouvre la voie à un printemps classique, mais son entraîneur, Francis-Henri Graffard, le juge immature et se contente de lui faire gagner une classe 2, puis une Listed, dans laquelle il s'impose de toute une classe. Pas de Prix du Jockey Club pour lui, donc, et un première prestation au niveau groupe au début de l'été, dans le Prix Eugène Adam, dans lequel Daryz enchaîne une quatrième victoire d'affilée. Preuve de l'estime dans lequel le tient son entourage, le poulain est envoyé à York, à la fin du mois d'août, pour disputer les International Stakes. La présence de ce Français invaincu, mais au palmarès peu fourni, ajoute une part de mystère à cette course qui promet un affrontement entre deux des meilleurs chevaux d'Europe, le brillant 4 ans Ombudsman, cinq victoires en sept sorties dont les Prince of Wales's Stakes, et le 3 ans Delacroix, favori battu du Derby mais qui, sur les 2 000 mètres des Eclipse Stakes, vient de le dominer à la lutte, avec en arbitre le Japonais Danon Decile, lauréat du Tokyo Yushun et du Dubai Sheema Classic aux dépens du champion Calandagan. La course est près de tourner à la pantalonnade quand le leader de Ombudsman, Birr Castle, prend la poudre d'escampette et attaque la ligne droite avec une énorme avance. Il est finalement rejoint par Ombudsman, qui s'impose avec brio devant Delacroix. Daryz, lui, termine bon dernier, à plus de douze longueurs. A-t-il manqué sa course ? Est-il encore top immature ? Ou bien n'a-t-il tout simplement pas le niveau pour briller dans un groupe 1 ? Difficile en tout cas, à ce moment de la saison, de voir en lui le futur lauréat du Prix de l'Arc de Triomphe.
Malgré cet échec, Francis-Henri Graffard lui maintient sa confiance et le présente trois semaines plus tard au départ du Prix du Prince d'Orange. Daryz y affronte le meilleur 3 ans du Japon, Croix du Nord, qui, en vue d'une tentative dans le Prix de l'Arc de Triomphe, fait ce jour-là connaissance avec les courses à la française et le terrain souple. Les deux poulains se trouvent aux prises aux abords du poteau, et Croix du Nord l'emporte à la lutte, d'une courte tête. Daryz court bien, et le voilà chargé de représenter l'ultra-classique casaque Aga Khan au départ de l'Arc. Il s'y élance à la cote de 16/1, qui traduit à la fois son palmarès maigrelet au regard de celui de la plupart de ses adversaires (11 des 17 partants sont lauréats de groupe 1) et d'une forme de méfiance : à l'évidence, ce 3 ans n'est pas là par hasard, et s'il n'a jamais abordé la distance classique, ses origines ne laissent guère de doutes sur son aptitude au parcours. Durant le parcours, Mickaël Barzalona, son jockey, file la favorite irlandaise Minnie Hauk, qui lance une attaque foudroyante dans la ligne droite et se détache aussitôt du peloton. Daryz sort de son dos, accélère et la remonte inexorablement à l'issue d'une lutte formidable. Au poteau, Daryz s'impose d'une tête devant Minnie Hauk, reléguant le reste du peloton à près de six longueurs, offrant un premier Arc à son jockey et son entraîneur, conclusion d'une saison exceptionnelle pour l'un et l'autre.
De retour à la compétition dans le Prix Ganay, face à quatre concurrents très sérieux, Daryz se montre resplendissant, déposant l'opposition sur une simple accélération. La suite de son parcours passe par le Prix Aga Khan IV, l'ex-Prix d'Ispahan renommé cette année en mémoire de Karim Aga Khan, son éleveur, disparu en 2025. Pour l'occasion, il est raccourci sur les 1 850 mètres et affronte deux lauréats de groupe 1, Sosie et Leffard. Comme dans le Ganay, le champion de la casaque verte, épaulettes rouges, s'envole pour finir. Il devient le premier vainqueur d'Arc depuis Sagace, en 1985, à inscrire son nom au palmarès de la course, et le seul cheval, avec le représentant de la casaque Wildenstein, à enchaîner Prix de l'Arc de Triomphe, Prix Ganay et Prix d'Ispahan. La suite se passe du côté de Royal Ascot, dans les Prince of Wales's Stakes, et s'annonce plus corsée. Daryz y retrouve sa dauphine de Longchamp, Minnie Hauk, qui reste sur un échec inattendu dans la Tattersalls Gold Cup, ainsi que le tenant du titre, le champion britannique Ombudsman, pour ce qui se présente comme l'une des courses les plus excitantes de l'année. En jeu : le leadership des chevaux d'âge en Europe sur distance intermédiaire. Tandis que la course est animée par les leaders des toutes puissantes écuries Godolphin (pour Ombudsman) et Coolmore (pour Minie Hauk), Daryz n'a pas le meilleur de parcours. Mais il est tout de même battu à la régulière, par Ombudsman, qui s'envole, et Minnie Hauk, qui tient sa revanche.
En guise de préparation à la défense de son titre dans l'Arc, dont il est le favori, Daryz renoue avec le succès dans le Prix Foy, qui ressemble davantage à un galop d'entraînement qu'à une course, en dépit de la présence d'un vainqueur de groupe 1, Bay City Roller.
Résumé de carrière
Origines
Daryz succède au palmarès du Prix de l'Arc de Triomphe à son père, l'illustre Sea The Stars, lauréat en 2009 avant de devenir l'un des meilleurs étalons au monde, père d'une vingtaine de vainqueurs de groupe1, et dont la saillie coûte 300 000 euros.
Issue d'une magnifique lignée Aga Khan, Daryakana, la mère de Daryz, était une excellente jument de course, qui commença sa carrière très tard, en juillet de ses 3 ans, mais termina sa saison invaincue, s'imposant dans le Prix de Royallieu et le Hong Kong Vase. Si elle ne retrouva pas le chemin du succès à 4 ans, elle se classa troisième du Grand Prix de Saint-Cloud et du Prix Corrida. Elle a tout autant brillé au haras, puisqu'on lui doit, outre Daryz :
Dariyan (par Shamardal) : Prix Ganay, Prix Eugène Adam, 2e Prix d'Ispahan, Prix Guillaume d'Ornano, Dubai City of Gold, 3e Hong Kong Vase.
Devamani (par Dubawi) : Knickbocker Stakes (Gr.2), Monmouth Stakes (Gr.3), 2e Fort Marcy Stakes (Gr.2), Tampa Bay Stakes (Gr.3)
Darkaniya (par Frankel) : T. von Zastrow Stutenpreis.
Dariyza (par Dawn Approach) : 3e Prix Fille de l'Air (Gr.3)
Daryzan (par Zarak) : 2e Prix Guillaume d'Ornano, 3e Prix du Prince d'Orange.
Daryaba, la deuxième mère de Daryz, comptait parmi les favoris du Prix de l'Arc de Triomphe 1999, forte de ses deux victoires dans le Prix de Diane et le Prix Vermeille, qui firent d'elle la meilleure pouliche de sa génération en France. Elle aussi s'est distinguée au haras, en donnant, outre Daryakana, le bon Daramsar (par Rainbow Quest), vainqueur du Prix du Conseil de Paris. La troisième mère, Darata, était également une pouliche de valeur, puisqu'elle s'est placée au niveau groupe 3 dans le Prix Minerve et de Royaumont. La souche remonte à l'influente Anglaise Pretty Lady, née en 1942, importée en France par Marcel Boussac.
Pedigree
Notes et références
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