Cnexo
Cnexo est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Cnex auquel on ajoute la lettre O.
Que signifie le mot Cnexo ?
L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace.
Le budget de l'Ifremer est rattaché au programme 172 Recherche et enseignement supérieur du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation au titre du projet de loi de finances 2016.
Cet institut est né de la fusion de deux organismes : le Centre national pour l'exploitation des océans (Cnexo) et l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM) par le décret du 5 juin 1984.
L'Ifremer s'est doté en 2021 d'un nouvel organe, le Comité des parties prenantes, qui donne la parole aux acteurs de la société civile concernés par les questions liées aux océans.
Missions
Les missions de cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) sont les suivantes :
connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable ;
améliorer les méthodes de surveillance, de prévision, d'évolution, de protection et de mise en valeur du milieu marin et côtier ;
favoriser le développement économique du monde maritime.
En collaboration avec les universités du littoral, les principaux organismes de recherche français, (Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut de recherche pour le développement (IRD), Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom) et l'Union européenne (DG Recherche, DG Pêche et DG Environnement), l'Ifremer participe à la stratégie nationale pour la mer et les océans.
L'Ifremer est en première ligne sur la priorité de cette stratégie, appelée « investir dans l'avenir », qui suppose de « mieux connaître pour mieux gérer ».
Domaines d'activité
L'Ifremer concentre son action dans les domaines suivants :
surveillance, usage et mise en valeur des mers côtières ;
surveillance et optimisation des productions aquacoles ;
ressources halieutiques ;
exploration et exploitation des fonds océaniques et de leur biodiversité ;
circulation et écosystèmes marins, mécanismes, évolution et prévision ;
grands équipements au service de l'océanographie ;
transfert de connaissances vers les entreprises et valorisation de ses activités.
L'Ifremer a publié des ouvrages retraçant ses activités de recherche. Les activités éditoriales sont désormais confiées aux éditions Quæ, qui regroupent les éditions de trois instituts de recherche : INRAE, Cirad, et Ifremer.
L'Ifremer détient 14 % de la société CLS (Collecte Localisation Satellites) basée à Ramonville Saint-Agne (Haute-Garonne) et dont l'une des activités principales est l'océanographie opérationnelle.
Accusations concernant la mortalité inhabituelle des huîtres
Face à la mortalité inhabituelle frappant les huîtres françaises depuis 2008, le tribunal administratif de Rennes, saisi en 2010 d’une demande d’enquête judiciaire, met sévèrement en cause le rôle de l'Ifremer face à l'infection herpétique[Quoi ?] qui touche les huîtres. Les ostréiculteurs accusent par ailleurs l’Ifremer d’être, via la création et commercialisation d’huîtres stériles modifiées au niveau des chromosomes et à croissance rapide, les huîtres « triploïdes », la cause d’un appauvrissement du patrimoine génétique des huîtres traditionnelles bivalves. Ces soupçons conduisent une de leurs associations à saisir en référé le tribunal administratif de Rennes contre l’Ifremer en octobre 2014.
Historique
La loi de finances du 31 décembre 1918 créé l'Office scientifique et technique des pêches maritimes (OSPTM), devenu l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM), succédant au Service scientifique des pêches maritimes, lui-même successeur du Service technique des pêches maritimes.
Le Cnexo est lui créé en janvier 1967 par Yves La Prairie pour remplacer le Comité pour l'exploitation des océans (Comexo) constitué en décembre 1959. Pour lancer la nouvelle océanologie française, l'officier de marine décide de créer un centre en province, le Centre océanologique de Bretagne. Ce campus de recherche voit le jour à Plouzané, sur le site de la Pointe du Diable, où les premiers océanographes du Cnexo arrivent en 1969. Le choix de ce campus de recherche s'explique par sa proximité avec Brest, ville située en bord de mer, dotée d'une université et d'un arsenal.
L'Ifremer est issu de la fusion entre le CNEXO et ISTPM décidée en conseil des ministres le 1er décembre 1982 « afin d'assurer la cohérence et la pleine efficacité de la recherche marine ». La création officielle est entérinée par décret le 5 juin 1984.
En 1985, Robert Ballard obtient un partenariat avec l'Ifremer afin de retrouver l'épave du Titanic[réf. nécessaire]. En juillet, tandis que Ballard recherche les deux sous-marins nucléaires, l'équipe française dirigée par l'océanographe Jean-Louis Michel entame la recherche du Titanic à bord du navire océanographique Le Suroît.
Implantation géographique
L'Ifremer est présent sur 24 sites répartis sur le littoral métropolitain et dans les DROM-COM. Il est composé de 5 centres (Boulogne, Brest, Nantes, Toulon et Tahiti), d'un siège social situé à Brest depuis le 1er janvier 2019, auparavant Issy-les-Moulineaux) et d'une vingtaine de départements de recherche rattachés à ces centres :
Centre Manche-Mer du Nord (Boulogne-sur-Mer), associé à l'université de Lille et au pôle de compétitivité Aquimer
Station de Port-en-Bessin
Siège social et centre de Bretagne (Brest), coopérant étroitement avec l'université de Bretagne-Occidentale
Station de biologie marine de Dinard
Station d'Argenton, à Landunvez
Station de Concarneau
Station de Lorient
Centre Atlantique (Nantes)
Station de Bouin
Station de La Rochelle
Station de La Tremblade
Station d'Arcachon
Laboratoire de Bidart
Centre Méditerranée (La Seyne-sur-Mer)
Station de Sète
Station de Palavas-les-Flots
Unité mixte de Montpellier
Station de San-Giuliano
Centre de Tahiti
Délégation de Nouvelle-Calédonie
Délégation de Guyane
Délégation de La Réunion
Délégation des Antilles
Délégation de Saint-Pierre-et-Miquelon
Coopérations internationales
L'Ifremer participe activement aux travaux de l'Union européenne (programmes de la direction générale de la Recherche et de la direction générale de la Pêche).
Il est aussi membre d'organisations internationales œuvrant dans son domaine de compétence (Commission générale des pêches en Méditerranée, Commission océanographique intergouvernementale, convention Ospar, Conseil international pour l'exploitation de la mer).
Il contribue aux programmes internationaux de recherche (étude du climat, de l'environnement et de la biodiversité).
Il anime de nombreux accords bilatéraux (Japon, États-Unis, Canada, Australie, pays européens).
Flotte
Les navires et équipements sous-marins de l'Ifremer sont gérés par Genavir, un armateur externe.
Navires
Hauturiers
Pourquoi pas ? (co-financé par la Marine nationale et co-utilisé avec le SHOM)
Thalassa
L'Atalante
Le Suroît (jusqu'en 2017)
Le Noroît
Le Cariolis
Semi-hauturier
Anita Conti (à partir de 2026)
Côtiers
L'Europe
L'Haliotis
Thalia
Gwen Drez
Systèmes sous-marins
Nautile (habité)
ROBIN, ROBot d'Inspection du Nautile, (téléopéré depuis l'intérieur du Nautile)
Cyana (plus en service)
Victor 6000 (téléopéré depuis un navire de surface)
SAR, Système acoustique remorqué (remorqué)
Scampi, Système de CAméras Ponctuel Interactif (remorqué)
HROV-Ariane (Hybrid Remotely Operated Vehicle)
AsterX (AUV côtier)
IdefX (AUV côtier)
Présidents
L'Ifremer est dirigé par le président du conseil d'administration, nommé par décret pour cinq ans, et lui-même assisté par un directeur général délégué.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Institut français de la mer
Pêche (halieutique)
Recherche scientifique en France
Alteromonas infernus
Liens externes
Site officiel
Ressources relatives aux organisations : SIREN data.gouv.fr Registre de transparence de l'UE
Ressources relatives à la recherche : CrossRef HCERES Horizon 2020
Ressource relative à plusieurs domaines : Annuaire du service public français
Ressource relative à la vie publique : Nominations au Journal officiel
Ressource relative à l'audiovisuel : France 24
L'ifremer sur Wiki-Brest
Site de la Bibliothèque La Pérouse
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