Arixo
Arixo est un mot de 5 lettres formé à partir du mot Arix auquel on ajoute la lettre O.
Que signifie le mot Arixo ?
Arixo est une divinité indigène des Pyrénées centrales, attestée par plusieurs inscriptions votives découvertes à Loudenvielle, dans les Hautes-Pyrénées. Le théonyme apparaît sous les formes Arixo et Arixoni. L'une des inscriptions associe explicitement la divinité à Mars sous la formule Marti Arixoni.
Inscriptions
Deux autels ont été découverts en 1877 sur le mont Sarrat de Peyra, au-dessus de Loudenvielle, dans la haute vallée du Louron. Le premier porte l'inscription ARIXO DEO V.S.L.M. ; le second porte MARTI ARIXONI ERIANOS SERIONIS V.S.L.M..
La première inscription est une dédicace au dieu Arixo par un dédicant dont le nom n'est pas conservé. La seconde est consacrée à Mars Arixo par Erianos, fils de Serio. Les deux monuments utilisent la formule votive V.S.L.M., votum solvit libens merito.
Un troisième autel, découvert à proximité des deux premiers, a également été signalé au XIXe siècle. Sa lecture Marti Arixo deo a cependant été considérée avec davantage de prudence dans les publications anciennes. Les inscriptions de Loudenvielle constituent les attestations les plus sûres du culte d'Arixo. Une inscription provenant de Saint-Pé-d'Ardet porte également une forme [A]rix(oni) deo, mais sa lecture a été considérée comme incertaine par la critique épigraphique. Joaquín Gorrochategui rapproche explicitement Areixo/Arixo du basque haritz, « chêne (pédonculé) », tout en signalant certaines différences phonétiques. Arixo est, parmi les noms divins, clairement issu du vocabulaire basque ancien.
Théonyme
La forme Arixo correspond à la forme attestée dans la dédicace Arixo deo. La forme Arixoni apparaît dans la dédicace à Marti Arixoni et correspond à une forme fléchie du théonyme dans l'inscription latine.
Le nom Arixo a été rapproché du basque haritz, « chêne ». Cette comparaison, défendue notamment par Luis Michelena puis reprise par Joaquín Gorrochategui, classe Arixo/Arixoni parmi les théonymes aquitains susceptibles de correspondre à des noms d'arbres connus en basque
La correspondance entre Arixo et haritz n'est toutefois pas une traduction littérale attestée par une inscription, mais une comparaison linguistique entre l'aquitain et le basque. Gorrochategui relève d'ailleurs certaines différences phonétiques entre les deux formes. Une autre proposition a rapproché Arixo du basque harri, « pierre », mais l'hypothèse de haritz, « chêne », a reçu une attention particulière dans la linguistique aquitano-basque.
Association à Mars
L'inscription Marti Arixoni constitue une interpretatio romana : le théonyme indigène Arixo est associé au dieu romain Mars. Cette association ne permet cependant pas de conclure qu'Arixo était simplement l'équivalent local de Mars. Elle peut traduire une identification religieuse, une assimilation fonctionnelle ou une manière romaine de présenter une divinité indigène.
L'hypothèse d'une relation avec le chêne, fondée sur le rapprochement avec le basque haritz, pourrait fournir un indice symbolique si elle est correcte, mais elle ne suffit pas à reconstituer un culte arboricole. Il est ainsi préférable de décrire Arixo comme une divinité aquitaine associée à Mars dans une inscription.
L'un des dédicants, Erianos, porte un nom indigène et est identifié comme fils de Serio. L'inscription montre ainsi que le culte d'Arixo était pratiqué dans un contexte où l'onomastique locale demeurait présente à l'époque romaine.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Mars (mythologie)
Panthéon pyrénéen
Langue aquitaine
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